La chaise tourne

Publié le par Campus-j

La chaise tourne

Es-tu de gauche ou de droite ? Démocrate ou républicain ? Anarchiste révolutionnaire ou loyaliste constitutionnel ? 14 mars, 8 mars ou peut être tout simplement indépendant ?

Les mêmes questions se posent au sein des générations estudiantines qui se succèdent.

Jeudi 19 Novembre 2015. Campus des sciences sociales. M. Edmond Chidiac, directeur du service de la vie étudiante et de l’insertion professionnelle, Mme Fadia Kiwan et M. Rabih Haddad, professeurs à l’institut de sciences politiques à l’USJ, présentent aux étudiants une nouvelle approche de la vie politique à l’université. Après une année dépourvue d’élections, les étudiants veulent comprendre.

Mr Chidiac a d’abord insisté sur la réalisation des programmes électoraux en précisant qu’une forte activité estudiantine est la clé du succès. Il a aussi rappelé que les présidents des amicales pouvaient faire partie du conseil général des étudiants, et qu’ils avaient donc le pouvoir de réaliser des projets, non seulement au niveau de leur faculté, mais aussi à l’échelle de toute l’USJ.

Mme Kiwan, elle-même active au sein de la faculté lorsqu’elle était étudiante, nous a fait part de sa propre expérience. Effectivement, la jeunesse a toujours été un vecteur de changement, aspirant à un idéal. Au fil des années, les gagnants des élections ont représenté et représenteront toujours soit l’exemple à suivre : figure ambitieuse qui prône le changement vers le mieux ; soit le mauvais exemple : figure opportuniste dont l’intérêt est seulement de faire bénéficier les partis politiques, en dehors de la vie étudiante. Aujourd’hui, l’USJ a le potentiel de devenir un lieu de réflexion pour la jeunesse aspirant à un Liban meilleur et à une société qui se veut évoluée. Cela dépend de chacun de nous. La majorité des élèves ne devrait donc plus rester silencieuse, et les campagnes électorales devraient viser cette majorité, la faire parler et comprendre ses attentes.

Nous avons donc comme mission d’être « La conscience de la société » c’est-à-dire être les personnes dont le souci premier est le bien être d’autrui.

Finalement, Mr Rabih Haddad a expliqué à l’audience comment réaliser une bonne campagne électorale. Il a insisté sur certains points comme le fait que l’amicale et l’université travaillent ensemble pour promouvoir les intérêts des étudiants. Aussi, il a insisté sur le fait de poser une problématique (qu’allons-nous faire ? pourquoi nous nous présentons ?) et s’est attardé sur le concept de « value proposition ». En comparant les élections à un plan marketing, il explique que la « value proposition » n’est autre que l’intersection entre l’offre, la demande et la concurrence entre les différentes visions politiques. En résumé, tout candidat aux élections devrait se demander :

  1. Qu’est-ce que je suis capable d’offrir ?
  2. Que demandent les électeurs ?
  3. Qu’est-ce que la concurrence propose ?

Être candidat est donc plus qu’un simple statut, c’est une mission au sein de l’université. Être jeune aujourd’hui, c’est savoir prendre des risques et se battre pour ses idées, parce qu’au final, l’université est une école de vie, un microcosme du futur Liban, et un avant-goût de ce que sera le pays des générations avenir.

 

 

Rhéa Nacouzi & Jean-Paul Sahakian, FM

Publié dans Dossier Elections

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