Quand on (re)cherche, on trouve !

Publié le par Campus-j

Quand on (re)cherche, on trouve !

Tous les ans, une trentaine d’étudiants se lance dans le cursus de recherche proposé par l’Université Saint-Joseph (Master 1 et Master 2 de recherche). Mais dans quel but ? Quel est leur devenir ?

De nos jours, dans le domaine particulièrement compétitif où sont formes les médecins de demain, beaucoup d’étudiants estiment ne plus pouvoir se contenter du parcours de base (7 ans de médecine générale puis spécialisation). En effet, pour pouvoir se distinguer des autres, il est impératif qu’il suive une formation de recherche en parallèle avec ses études. De notre trentaine d’étudiants ayant validé leur Master 1 de recherche, seulement une douzaine postulera pour le Master 2. Malheureusement, le Master 1 en lui-même n’est pas très utile, tandis que le Master 2 constitue une formation à la recherche par la recherche qui assure à son détenteur des crédits en termes de publications en plus d’une belle ligne sur le CV. Aussi, une fois ce diplôme en poche, c’est toute une carrière académique qui s’ouvre à notre petite douzaine d’étudiants (d’une simple obtention d’heures de cours à l’accession au poste de Chef de clinique). Cependant, ce n’est que le quart voire le cinquième d’entre eux qui fera le choix de s’investir dans une recherche à proprement parler une fois le cap des études passé.

Allier médecine et recherche n’est pas une mince affaire, mais reste d’une importance capitale pour pouvoir faire avancer la science et se démarquer de ses semblables. Et ça, les étudiants en médecine l’ont bien compris. La compétition étant ce qu’elle est au sein du cursus normal de médecine, de plus en plus d’étudiants se laissent tenter par la recherche et ce, même indépendamment du cursus de master de recherche. En effet, tous les ans, des étudiants en médecine de toutes les années se présentent aux portes du Centre de Recherche de la faculté pour avoir la chance de pouvoir assister aux projets de l’université que ce soit en tant que simple observateur ou bien à travers une participation active avec parfois à la clé une mention lors de la publication de la recherche.

Malheureusement, tout n’est pas tout rose dans la vie d’un futur médecin suivant les deux cursus. En effet, en plus d’un investissement de temps non négligeable, il doit aussi consentir à faire des efforts financiers supplémentaires conséquents. Contrairement aux autres pays plus développés tels que la France ou les Etats-Unis où les étudiants peuvent bénéficier d’une aide financière pour leur cursus de recherche, l’étudiant libanais, lui, est livré à lui-même, en l’attente d’une meilleure prise en charge par l’Université Saint-Joseph.

Jean-Paul Sahakian, FM

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